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Vous retrouverez ici les textes et les prières publiés chaque weekend sur notre feuille paroissiale. Et puis aussi quelques informations sur la vie de nos paroisses. Et, pourquoi pas, un peu d'humour et de détente !

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A propos du geste de paix avant la communion

Dimanche 4 mai 2008 - 7ème Dimanche de Pâques

L'Eucharistie est par nature Sacrement de la paix. Cette dimension du Mystère eucharistique trouve dans la célébration liturgique une expression spécifique par le rite de l'échange de la paix. C'est sans aucun doute un signe de grande valeur (cf. Jn 14, 27). À notre époque, si terriblement éprouvée par le poids des conflits, ce geste prend, même du point de vue de la sensibilité commune, un relief particulier en ce que l'Église considère toujours plus comme sa tâche propre, à savoir d'implorer du Seigneur le don de la paix et de l'unité pour elle-même et pour la famille humaine tout entière. La paix est certainement une aspiration irrépressible, présente dans le cœur de chacun. L'Église se fait la voix de la demande de paix et de réconciliation qui monte de l'esprit de toute personne de bonne volonté, en la faisant se tourner vers Celui qui "est notre paix" (Ep 2, 14) et qui peut réconcilier peuples et personnes, même là où les tentatives humaines échouent. À partir de tout cela, on comprend l'intensité avec laquelle le rite de la paix est ressenti dans la Célébration liturgique. À ce propos, durant le Synode des Évêques, il a paru toutefois opportun de modérer ce geste, qui peut prendre des expressions excessives, suscitant un peu de confusion dans l'assemblée juste avant la Communion. Il est bon de rappeler que la sobriété nécessaire pour maintenir un climat adapté à la célébration, par exemple en limitant l'échange de la paix avec la personne la plus proche, n'enlève rien à la haute valeur du geste. (Benoit XVI, Sacramentum Caritatis n°49)

 

Sens du rite de la paix

Le rite de la paix suit la prière du Notre Père et précède la fraction du pain. Par ce rite, les fidèles implorent la paix et l'unité pour l'Église et toute la famille des hommes et s'expriment leur amour mutuel avant de participer au pain unique

C'est exactement ce qu'exprime l'oraison qui l'introduit : "Seigneur Jésus-Christ, tu as dit à tes Apôtres : 'Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.' ; ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ; pour que ta volonté s'accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l'unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles."

 

Au cours de l'histoire

Le baiser de paix est attesté très tôt dans l'Église, comme en témoignent par exemple la première apologie de saint Justin (Rome, au milieu du deuxième siècle) ou les constitutions apostoliques (Antioche, à la fin du quatrième siècle). Mais il n'a pas lieu partout au même moment ; selon les traditions, il se déroule avant l'oblation (donc avant la préparation des dons, en écho à  Mt 5, 23-24 : "Va d'abord te réconcilier avec ton frère") ou avant la communion. La liturgie orientale a maintenu ce rite de paix avant la prière eucharistique, tout comme le nouveau rite zaïrois ; l'occident le propose avant la communion.

C'est le missel romain promulgué par le Pape Paul VI en 1969 qui redonne au rite de la paix sa signification pour tous. Il est annoncé par le diacre. Toutefois, il reste facultatif. Il appartient aux conférences épiscopales de déterminer la forme de ce geste fraternel, qui doit être adapté aux mentalités et mœurs des divers peuples. Accolade ? Baiser fraternel ? Poignée de mains ?

 

Conseils pratiques

Le geste de paix n'est pas un bonjour ou une salutation. Ce n'est pas le moment d'aller saluer celles et ceux que l'on n'aurait pas salués avant la messe, et moins encore le moment d'aller régler tel ou tel point avec quelqu'un.

Il s'agit d'échanger un signe de la paix que le Seigneur lui-même nous donne ; cela suppose donc d'abord d'accueillir intérieurement la paix du Seigneur que le prêtre vient de nous donner en son nom, puis de manifester symboliquement que cette paix doit se vivre entre nous.

À strictement parler, on n'échange pas un signe de paix : on se donne, par un signe, la paix du Seigneur. "Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix". Il faudrait encourager les fidèles à trouver un geste qui soit différent de nos salutations habituelles : par exemple, avec les deux mains ; ou encore, en posant la main sur l'épaule de l'autre. Il convient surtout de veiller à ne pas prolonger ce rite de la paix, soit en se croyant obligé de le partager avec tout le monde, soit en l'accompagnant d'un chant. Cela aurait le double inconvénient de lui faire perdre son sens symbolique et de compromettre le rite suivant.

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