Vous retrouverez ici les textes et les prières publiés chaque weekend sur notre feuille paroissiale. Et puis aussi quelques informations sur la vie de nos paroisses. Et, pourquoi pas, un peu d'humour et de détente !
Nous avons tous besoin de souffler : « l'alternance du travail et du repos, inscrite dans la nature humaine, est voulue par Dieu lui-même. » (Jean-Paul II) Les vacances, de même que les jours de repos hebdomadaires, sont appréciés par tous : il n'est qu'à voir la bonne humeur qui règne à la sortie du travail en fin de semaine... La pratique du week-end s'est largement répandue. « Il s'agit là d'un phénomène social et culturel qui n'est pas dépourvu d'aspects positifs, dans la mesure où il peut contribuer, dans le respect des valeurs authentiques, au développement humain et au progrès de la vie sociale dans son ensemble. » Mais le week-end-end n'a pas la même signification que le dimanche.
Le repos dominical, en effet, est beaucoup plus qu'un moment de détente. D'ailleurs, s'il n'était que cela, il pourrait tout aussi bien trouver sa place un autre jour de la semaine : pourquoi le dimanche, après tout, et pas le lundi ou le mercredi ? Pourquoi le dimanche ? Parce que le dimanche est jour de la Résurrection, et que la Résurrection est ce qui donne sens à tout ce que nous vivons sur la terre. Se reposer le dimanche, ce n'est pas seulement s'arrêter de travailler, c'est plus profondément, se remettre dans le bon axe : celui du Royaume. Le dimanche redonne à notre vie sa dimension verticale, alors que le week-end-end n'offre qu'une perspective horizontale.
Le repos du dimanche est un acte de foi et d'espérance. Il ne nous est pas toujours facile de nous arrêter, de faire comme si nous n'avions pas des dossiers en retard, du linge à repasser, ou une comptabilité à mettre à jour ; il est tentant d'ouvrir son magasin ou de faire ses courses le dimanche. Pourquoi y renoncer ? Pour dire au Seigneur : « Notre vie repose sur Toi. Pas sur nos projets, pas sur nos efforts ou notre chiffre d'affaires : sur Toi. » Le dimanche nous est donné pour chercher d'abord le Royaume de Dieu, avec la certitude que « tout le reste nous sera donné de surcroit ». Laisser notre travail de côté, c'est manifester concrètement notre confiance en Dieu. C'est reconnaître que tout vient de lui, que notre travail est participation à son oeuvre de créateur et qu'en dehors de lui, nous ne pouvons rien faire. « N'ayez pas peur, répétait Jean-Paul II. N'ayez pas peur de donner votre temps au Christ. »
Au coeur du dimanche, il y a l'Eucharistie. Participer à la messe tous les dimanches n'est pas un luxe réservé à ceux qui n'ont rien mieux à faire, ni une option destinées aux personnes pieuses : c'est une nécessité vitale. Dès les premiers siècles, les chrétiens ont ressenti le besoin intérieur de se réunir chaque dimanche pour célébrer l'Eucharistie, parfois même au péril de leur vie. « C'est seulement plus tard, devant la tiédeur ou la négligence de certains, qu'elle a dû expliciter le devoir de participer à la Messe dominicale : elle l'a fait le plus souvent sous forme d'exhortations, mais elle a dû parfois recourir aussi à des dispositions canoniques précises. » Autrement dit : elle a dû énoncer clairement que la participation à la messe dominicale est une obligation grave, un acte essentiel dont dépend notre vie spirituelle. Si l'Église nous invite à sanctifier le dimanche, c'est parce que nous en avons besoin. Ne passons pas à côté de ce cadeau.
Don Vincent Clavery, Curé