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Vous retrouverez ici les textes et les prières publiés chaque weekend sur notre feuille paroissiale. Et puis aussi quelques informations sur la vie de nos paroisses. Et, pourquoi pas, un peu d'humour et de détente !

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La Communauté de Cellettes dans "Sub Signo Martini"

La revue "Sub Signo Martini", excellente publication trimestrielle de la Communauté Saint Martin, publie dans son numéro de mars 2009 un entretien avec Don Vincent Clavery (notre curé), qui nous en apprend un peu plus sur le fonctionnement et la vie de notre communauté :

Notre Maison-mère et Maison de formation, à Candé-sur-Beuvron, est situé sur un vaste territoire paroissial desservi par quatre prêtres de la Communauté qui résident à Cellettes, à une dizaine de kilomètres de Candé. Don Vincent Clavery, curé de la paroisse, répond à nos questions.

 

Don Vincent, vous êtes responsable de la communauté de Cellettes. Je crois que le nombre des paroisses que vous desservez a augmenté  depuis 2002. Pouvez-vous nous dire ce que cela recouvre ?

 

En 1993, la Maison-mère de la communauté Saint-Martin quittait Voltri, près de Gênes, pour s'installer en France, et Mgr Jean Cuminal, évêque de Blois de l'époque, confiait à un prêtre de la Communauté la charge de cinq paroisses puis de six autour de Candé. Puis en 2000, Mgr Maurice de Germiny nous confiait le secteur de Cellettes-Cheverny, soit huit paroisses, et en 2005 dix nouvelles paroisses avec le secteur pastoral de Contres. Ce qui nous fait maintenant un très large secteur « péri-urbain » et rural en constante évolution démographique avec à peu près 26 000 âmes. La population est marquée par l'arrivée de jeunes couples qui s'éloignent de Blois pour faire bâtir dans sa périphérie et profiter du dynamisme industriel de Contres. Ce qui fait que nous célébrons chaque année plus de baptêmes que d'obsèques dans une région à une pratique religieuse traditionnellement faible.

 

Il y a trois ans, nous avons déménagé de Chailles, qui était trop excentré, pour nous installer au presbytère de Cellettes : il possède le double avantage d'être agréable et central par rapport à nos déplacement journaliers à Contres, aux Montils et à Candé.

 

Concrètement, comment menez-vous la vie commune ?

 

En plus de la messe de communauté, de l'oraison, des offices quotidiens et des repas qui nous rassemblent plusieurs fois par jour, nous avons des temps où nous nous retrouvons plusieurs fois par mois. Ce sont en particulier les « lundis communautaires » où nous alternons temps de détente et temps spirituel. Pour ces derniers, nous partons durant 24 heures dans une communauté religieuse ou monastique. Nous profitons de la matinée pour prendre un temps de lectio divina commune après avoir médité personnellement sur un texte de la liturgie. Cela nous permet de nous mettre à l'écoute de l'Esprit Saint qui parle à travers le frère.

 

La vie commune est le lieu où se vérifie la chasteté sacerdotale, qui dépasse de beaucoup l'aspect charnel. C'est pouvoir aimer mes paroissiens et mes frères d'un amour non possessif ; c'est pouvoir se donner dans la seule recherche du bien de l'autre, sans être toujours en attente d'une gratification affective en retour.

 

Et comment vivez-vous la spécificité martinienne du ministère sacerdotal ?

 

Nous sommes quatre prêtres : Don Gilles, Don Grégoire-Marie, Don Régis et moi-même ; nous couvrons trois secteurs. Notre communauté locale se renouvelle à peu près chaque année par l'arrivée –  et le départ pour une nouvelle affectation – d'un voire deux membres.

 

Comme pour le rythme cardiaque, il y a un double mouvement de diastole (où le cœur reçoit) et de systole (où il donne dans les différents membres) : il s'ancre dans la vie commune quotidienne, qui se fonde sur la messe matinale, les offices communautaires et l'apostolat paroissial. Il s'agit pour nous de vivre une certaine proximité géographique avec les personnes qui nous sont confiées sur un grand territoire, et de répondre à leur besoin d'unité.

 

On s'aperçoit assez facilement que l'unité paroissiale, dans ces grands secteurs qui nous sont confiés, passe en particulier par la cohésion et la fraternité qui peuvent se vivre dans l'équipe sacerdotale.

 

Nous avons par exemple institué des groupes de catéchisme répartis dans les trois secteurs et des activités communes comme, pour les premières années du catéchisme, une récollection pour recevoir le sacrement de réconciliation. À cette occasion, nous profitons de la maison de Candé qui nous fournit, en plus de l'hospitalité des locaux, des confesseurs…

 

Plus généralement, et toujours autour du sacrement de pénitence, nous avons voulu depuis quelques années redynamiser la réception de ce sacrement dans nos paroisses, par la proposition forte d'une veillée de prière et d'adoration à la veille des grandes fêtes. Nous sommes toujours frappés par la qualité de ces veillées, par leur tonalité chaleureuse et priante. Elles sont aussi pour nous l’occasion de faire converger toutes les forces vives de nos paroisses : enfants, aumônerie, adultes, musiciens… L’une de nos grandes joies est de constater un plus grand nombre de confessions : il semble bien y avoir une vraie attente de ce côté-là chez les fidèles, mais encore faut-il prendre les moyens pastoraux de proposer ce sacrement, de façon à pouvoir non seulement répondre à la demande, mais aussi la susciter, la stimuler. Cela nous oblige à demander à davantage de confères prêtres du doyenné et de Candé de venir nous aider à être ministres de la miséricorde divine – l’une des plus belles parts de notre ministère. Deo gratias !

 




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