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Vous retrouverez ici les textes et les prières publiés chaque weekend sur notre feuille paroissiale. Et puis aussi quelques informations sur la vie de nos paroisses. Et, pourquoi pas, un peu d'humour et de détente !

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La vie d'amour et de foi de la Sainte Famille

Dimanche 28 décembre 2008 - Sainte Famille de Jésus

Les éléments présents dans nos évangiles suffisent à nous faire entrevoir la vie de la sainte famille.

Une vie d'admiration et d'émerveillement. Car si Joseph et Marie se sont étonnés de ce que disaient les bergers ou le vieillard Syméon au sujet Jésus (cf. Luc 2,18 et 2,33) combien plus ont-ils du admirer Jésus lui-même présent en leur maison durant toutes ces années d'intimité à Nazareth !

Une vie de louange comme la Vierge en donne l'exemple dans le Magnificat (Luc 1, 46-55).

Une vie de piété, comme le montre leur pèlerinage à Jérusalem et leur fidèle accomplissement de la Loi de Moïse (cf Luc 2,22-24.39 et 2,41).

Une vie d'obéissance et d'humilité comme l'indique la soumission du Fils de Dieu à ses parents (Luc 2,51). Dans la sainte famille « le plus grand se fait serviteur » (cf Mc 10,43) ;  l'obéissance est à rebours de la dignité des êtres : le Fils de Dieu est soumis à l'Immaculée qui est soumis à l'homme juste.

Une vie de service aimant comme le suggère l'empressement de la vierge à servir sa cousine (Luc 1,39).

Une vie de prière et de méditation car « Marie conservait toutes ces choses et les méditait dans son cœur » (Luc 2,19 cf 2,51).

Une vie pauvre comme l'indique l'offrande des deux tourterelles prévues pour les personnes de peu de ressources (Luc2,24).

Une vie d'épreuves qui les mènera comme une famille émigrée à gagner l'Égypte (Mt 2,14).

Une vie de labeur dans l'atelier du charpentier (cf Mc 6,3).

Une vie de foi surtout, car malgré les avertissements célestes dont ils avaient été les bénéficiaires, Marie et Joseph ne cheminaient pas dans la claire vision mais bien dans l'obscurité de notre condition terrestre. Ils ne prétendent pas être dispensés des soucis familiaux.

Lorsqu'il s'agit de fuir en exil, ils ne se targuent pas d'une protection spéciale de Dieu qui leur épargnerait les devoirs élémentaires de la prudence humaine.

Ils sont sans présomption. Ils connaissent les affres de tout parent et de tout éducateur jusqu'à l'anxiété parfois. Ils ne comprenaient pas tout (cf. Luc 2,50), mais ils vivaient de confiance en Dieu.  Aussi peut-on dire de la Vierge en ces années de Nazareth qu'elle « menait sur terre une vie semblable à celle de tous, remplie par les soins et les labeurs familiaux ».

Dans son beau et long poème « Pourquoi je t'aime ô Marie », composé peu de temps avant sa mort, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus exprime comment la Vierge Marie a voulu suivre la voie commune en marchant dans la foi :

Je sais qu'à Nazareth, mère pleine de grâces

Tu vis très pauvrement ne voulant rien de plus

Point de ravissements, de miracles, d'extases

N'embellissent ta vie, ô Reine des élus !...

Le nombre des petits est bien grand sur la terre

Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux

C'est par la voie commune, incomparable Mère

Qu'il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux[

Méditant sur l'épisode du recouvrement de Jésus au Temple à 12 ans, sainte Thérèse en tire cette leçon :

Mère, ton doux enfant vet que tu sois l'exemple De l'âme qui le cherche en la nuit de la foi.


Abbé Guillaume de Menthière, Je vous salue Marie

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