Vous retrouverez ici les textes et les prières publiés chaque weekend sur notre feuille paroissiale. Et puis aussi quelques informations sur la vie de nos paroisses. Et, pourquoi pas, un peu d'humour et de détente !
La raison en est simple : parce que la vie des Apôtres est ainsi décrite dans l’Évangile. Eux-mêmes ne faisaient que poursuivre ce que le Christ leur avait appris à vivre, les appelant pour demeurer avec lui et porter ensemble la Bonne Nouvelle. Cet apprentissage de la vie apostolique était le meilleur moyen de vivre le commandement nouveau de la charité : "À ceci on vous reconnaîtra pour mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres".
L’examen quotidien de la charité
Le prêtre s’efforce d’être un évangile vivant pour les fidèles. La vie commune stimule au quotidien sa fidélité à Dieu dont la vraie mesure est l’amour du plus proche prochain qui soit : le frère en apostolat. "Qui dit aimer Dieu et n’aime pas son frère est un menteur". Les confrères sont les meilleurs régulateurs de notre vie, là où l’isolement ne nous mettrait pas à l’abri de bien des épuisements, de bien des tentations : nous nous régulons mutuellement par l’émulation de la vie commune ! Et ce sont d’abord des frères prêtres qui peuvent jouer ce rôle, à cause du caractère spécifique que le sacrement de l’Ordre a inscrit dans notre être et dans notre histoire.
Le soutien fraternel
Examen permanent de notre donation au Christ, la vie commune doit être aussi un lieu de soutien et de réconfort lorsque les jours se font sombres, un lieu de persévérance et aussi de joie partagée. Tout cela est relevé par nos statuts : La vie commune est orientée à la sainteté de ses membres ainsi qu’à leur union. L’actualité de ce propos est attestée par le nombre de jeunes demandeurs de cette forme de vie apostolique, à rebours de l’individualisme ambiant qui entame les énergies nécessaires à l’apostolat ! L’union ne fait-elle pas la force ? Le cardinal Lustiger affirme ainsi : "Voilà le défi qu’ont à relever les prêtres de demain : apprendre et garder, coûte que coûte, le réflexe de l’amour mutuel et de l’entraide sans contrepartie".
Les exigences
La vie commune n’en est pas moins un pari difficile, car il ne s’agit pas seulement de vivre extérieurement en commun à trois ou quatre, à l’aide d’une discipline commune d’horaires, de repas pris ensemble, d’offices au chœur, d’échanges utiles à notre activité pastorale. Il faut encore "convivere unanimiter", c’est-à-dire être soucieux de vivre dans l’unanimité, ce qui ne peut pas se faire sans une volonté profonde de "garder l’unité de l’Esprit par les liens de la paix" (Ep 4, 3). Et nous y parvenons dans la mesure où nous savons pratiquer la prière commune, l’encouragement et le pardon mutuels, ces recommandations que Jésus faisait à ses disciples pour construire la communauté apostolique (cf. Mt 18, 15-22).
Chaque prêtre édifie la communauté
La réussite de la vie commune dépend d’abord de la vie de prière personnelle et communautaire, qui donne d’envisager la vie sacerdotale dans la foi et non selon la logique du monde. Elle dépend encore de la mise en œuvre de projets pastoraux communs : n’est-ce pas précisément la définition de l’amitié véritable qui est une bienveillance mutuelle, fondé sur le bien commun ? Notre bien commun, c’est sans doute notre sacerdoce, notre vie spirituelle et sacramentelle... c’est surtout le bien que nous poursuivons en commun, à savoir le "salut des âmes".
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