Le mot du Curé

Mardi 1 mai 2007 2 01 05 2007 17:03

Il choisira plus tard !


Avec l'arrivée des beaux jours on peut observer sur les feuilles d'annonces paroissiales le retour des célébrations de baptême. C'est l'occasion, souvent, pour des parents de prendre ou de reprendre contact avec l'Eglise, de faire le point sur leur vie de foi, de leur vie ecclésiale... de leur vie tout simplement. Les motivations sont diverses, parfois difficiles à exprimer, les situations familiales aussi. Mais la discussion revient souvent sur « l'après baptême », non pas sur la (petite ou grande) fête qui suit immédiatement la cérémonie mais sur ce que les parents vont faire de ce don d'enfant de Dieu reçu, sur l'éducation chrétienne à laquelle les parents s'engagent: « Vous demandez le baptême pour votre enfant. Vous l'éduquer dans la foi et lui apprendre à garder les commandements, pour qu'il aime Dieu et son prochain comme le Christ nous l'a enseigné. Êtes-vous conscients de cela? »

Bien souvent on entend comme réponse: « On le laissera libre de choisir plus tard ». Bien sûr, il ne s'agit jamais de forcer quelqu'un à avoir la foi mais l'éducation chrétienne aide justement à faire le bon choix. L'ignorance est adversaire de la liberté. Comme un baptisé adulte, l'enfant en grandissant aura toujours la liberté de continuer à dire « oui » à son baptême, à la vie avec le Christ. Le Baptême est une grâce pour la vie, mais c'est une grâce à laquelle on dit " oui " chaque jour, librement, c'est à dire avec amour.

« Il choisira quand il aura 8 ans » (l'age d'entrer au catéchisme). Choisir entre quoi et quoi? Les valeurs les plus profondes de notre vie sont-elles à mettre sur le même niveau que d'autres activités?

Donnez à un enfant un billet de 200 € et emmenez-le dans un supermarché et dites-lui: « Maintenant, tu as 8 ans, tu es grand, à toi de choisir ce qu'il y a d'important à acheter pour ta vie de tous les jours. » Il n'est pas sûr que l'enfant ira d'abord dans les rayons d'alimentation ou d'habillement mais plutôt vers les confiseries et les jeux. Est-ce qu'avant de tenter l'expérience les parents n'éduqueront-ils pas sa liberté pour qu'il puisse faire les bons choix, les choix essentiels?

Le baptême d’un enfant n’est pas une obligation ; c’est un libre choix de parents qui s’engagent à élever leur enfant en chrétien. Quel sens cela aurait-il si les parents n’avaient manifestement aucun désir de voir leur enfant devenir chrétien ?

 

Don Vincent Clavery, Curé

Par Thib
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 06 2007 04:29

Comment faut-il appeler les prêtres?

 

 

"N’appelez personne du nom de Père car vous n’avez qu’un seul Père dans les cieux", d'ailleurs vous pourriez être mon fils voire même mon petit-fils.

 

Je revois cette personne lors de mes premières années de sacerdoce brandissant sous mon nez ce verset évangélique comme un brûlot, très certain d’avoir pris encore une fois les "curés" en flagrant délit de contradiction avec l’Évangile. Les prêtres ne se font-ils pas appeler "Mon Père" en totale opposition avec l’injonction si claire du Christ ? Etant mis en quelque sorte en examen, j'étais sommé de m'expliquer.

 

Je commençais par féliciter cette personne pour le zèle qu’elle mettait à faire respecter les préceptes du Seigneur. Je ne doutais pas qu’elle mit autant de conviction à faire appliquer, et à appliquer elle-même, tous les autres commandements de Dieu…

 

Puis je lui faisais valoir que bien d’autres que les prêtres avaient coutume d’être appelés "père" sans que les zélateurs de la loi s’en offusquassent. Les enfants pouvaient, par exemple, honorer de ce nom leur papa sans usurper pour autant un titre qui n’est dû qu’à Dieu seul. De même, il n’est ordinairement pas condamnable de trouver bon son voisin ou son déjeuner quoiqu’il ne soit pas douteux que "Dieu seul est bon" (Marc10,18). Ou encore, il est loisible d’honorer sans impiété les saints tout en confessant avec la sainte Église que "Dieu seul est saint". Il n’ y a pas là l’ombre d’une contradiction car on veut simplement dire que Dieu seul est la Bonté, la Sainteté, la Paternité subsistante de qui tous les autres êtres tiennent ce qu’ils ont de bon, de saint, de paternel. Saint Paul ne parle-t-il pas du Père "de qui toute paternité au ciel et sur la terre, tire son nom".(Eph.3,15) ? Ce que Dieu est essentiellement, en plénitude de terme, les créatures le sont par participation. Voilà tout.

 

En appelant les prêtres "Mon Père", les fidèles reconnaissent qu’ils ne sont pas nés seulement de la chair et du sang mais "de Dieu" comme dit Saint Jean (1,13). Ils confessent, au-delà de la paternité biologique, la paternité spirituelle de Dieu dont le prêtre est le signe et le ministre.

 

Je ne sais si cette personne est entrée dans ces considérations. En tous cas qu’elle sache que je lui garde, malgré son interpellation vindicative, une tendresse qui se veut paternelle. En effet chaque fois qu’un prêtre s’entend appeler "Mon Père" ou encore "Monsieur l'Abbé" (Abba voulant dire Père en hébreu) voire "Don + le prénom" (pour les prêtres membres de la Communauté Saint-Martin, Don étant l'équivalent italien de Père en italien), il se souvient du plus profond de son célibat qu’il a à aimer ses fidèles comme il aurait aimé ses propres enfants s’il en avait eu.

 

Hélas ! C'est là, que cette personne aurait dû m’exhorter par cet autre verset de l’Évangile : "ils disent et ne font pas !"

 

 

Don Vincent Clavery, Curé

 

 

 

Par Thib
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Samedi 8 septembre 2007 6 08 09 2007 20:55

Chers parents,

 

Avec la rentrée des classes, le catéchisme va reprendre. A cette occasion, je vous adresse une invitation pressante.

 

Certains d'entre vous pensent peut-être que le catéchisme n'existe plus. Le catéchisme existe toujours. Et il est quelque chose de très important pour vos enfants. Vous avez le souci que vos enfants aillent à l'école. Vous avez raison. L'école les prépare à leur avenir.

 

Le catéchisme est au moins aussi important. Sien sûr, il ne prépare pas à un métier ou à une situation. Mais il prépare à quelque chose de vital : la vie des enfants de Dieu. Dans une société qui ne fournit plus guère de raisons de vivre, il est capital de trouver un sens solide à la vie. Le vrai sens à la vie est dans le Christ Jésus et en Dieu son Père.

 

Faites inscrire sans tarder vos enfants au catéchisme. Vous trouverez facilement les renseignements nécessaires sur cette page. Des parents chrétiens près de vous peuvent vous renseigner. Aidez vos enfants à comprendre l'importance du catéchisme. Encouragez d'autres parents à envoyer leurs enfants au catéchisme. Parlez-en entre parents.

 

Certains d'entre vous ont peut-être abandonné depuis longtemps la pratique religieuse et le contact avec l'Église. Cela ne doit pas empêcher vos enfants d'aller au catéchisme. Le catéchisme de vos enfants peut être pour vous l'occasion de retrouver le chemin de la foi, de la prière, des sacrements.

 

J'espère que certains d'entre vous iront plus loin en acceptant d'être catéchistes. La plupart des catéchistes ont commencé à l'être en désirant aider leurs enfants à connaître et vivre la foi. De toute façon, participez à l'éducation chrétienne de vos enfants selon vos possibilités, en priant à la maison, en fêtant avec eux les fêtes chrétiennes, en allant avec eux à la Messe, en parlant avec eux des questions qu'ils vous posent.

 

Ayez le souci que vos enfants deviennent des chrétiens. C'est plus nécessaire que jamais. Le catéchisme reste pour cela le moyen principal, le moyen indispensable. Je compte sur vous en ce début d'année nouvelle de catéchisme. Je vous remercie de répondre à mon invitation.

 

 
Don Vincent Clavery, Curé

Par Thib
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 10 2007 05:44
1er octobre 2007



Non, ils ne sont pas tous dans des niches !

 

Nous les connaissons surtout par leurs statues, parfois défraîchies, qu'on voit dans les églises. Nous en déduisons que les saints sont des personnages du passé au destin exceptionnel, qui n'ont donc rien de commun avec nous. L'Église nous les proposant comme modèles,nous croyons qu'ils ont  tous, et toute leur vie, pratiqué des vertus héroïques; c'est pourquoi ils nous paraissent bien démodés par rapport à Johnny et Zidane... et en même temps inimitables car trop parfaits. Ce sont des « Saints », quoi ! …

En réalité, même parmi ceux qui sont connus, il y a, aussi et surtout, des gens ordinaires qui ont vécu comme nous vivons aujourd'hui, des gens qui se sont contentés de faire ce qu'ils avaient à faire chaque jour, comme la petite Thérèse qui passait la serpillière dans son couvent, mais en y mettant de l'amour. C'étaient, ou plutôt ce sont, des gens très divers.

Parmi ceux qui sont déjà reconnus officiellement, il y a des hommes et des femmes, des enfants et des gens qui sont morts de vieillesse, des vieillards, des martyrs , des ouvriers et des patrons, des sportifs et des handicapés. Parmi eux, quelques savants comme les Pères de l'Église. Quelques grands de ce monde comme saint Louis, un Roi de France qui a laissé un souvenir exceptionnel, notamment par sa gentillesse envers les malades (il est d'ailleurs mort de la peste...) Il y a aussi une foule de gens modestes, dont Bahita, une pauvre esclave noire affranchie par son maître. Il y a aussi, des joyeux lurons qui ont changé de vie un jour, comme Augustin et Charles de Foucauld. Il y aura même peut-être un jour Jacques Fesch, condamné à mort pour assassinat et converti en prison avant d'être guillotiné… Il y a surtout l'immense foule des anonymes que l'Église n'a pas encore reconnus mais qui sont d'authentiques saints. Dont certains de nos ancêtres font partie. Pourtant, ils ont vécu obscurément parfois pauvre d'argent et de savoir mais riche de coeur. Ils ont passés inaperçus dans la vie, faisant du bien autour d'eux, le chapelet à la main, et je sais que leurs prières et leurs bonnes actions sont retombées en grâces sur nos famille et sur beaucoup d'autres. Des saints comme eux, ils sont des millions au ciel, de toutes les couleurs et de toutes les origines. Ils se sont contentés d'aimer Dieu et d'aimer les autres, c'est-à-dire de mettre un peu de bonheur, un peu de sourire autour d'eux. Il n'est pas donné à tout le monde de vivre dans les mouroirs de Calcutta ou sur les ordures du Caire mais chacun peut essayer de transformer, si peu que ce soit, la tristesse en joie, la laideur en beauté et la violence en amour.

Dans ces conditions, devenir un saint, c'est à la portée de chacun de nous. Et, réussir sa vie, c'est devenir un saint ! (même si on a pas sa statue à l'église…)

 

 

Don Vincent Clavery, Curé

Par Thib
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 12 2007 13:18


L’encyclique "Spe salvi facti sumus" – "Dans l’espérance nous avons tous été sauvés" – a été publiée le 30 novembre.

Après "Deus Caritas" en 2006, cette encyclique est la 2e du pontificat de Benoît XVI. Elle est consacrée à l’espérance, l’une des trois vertus théologales avec la charité et la foi.

Le cardinal André Vingt-Trois a présenté à la presse cette encyclique publiée deux jours avant l’entrée dans le temps liturgique de l’Avent. "Ce temps est celui de la préparation, de l’attente et de l’espérance. L’encyclique nous offre des indications sur la manière de vivre l’Avent".

Il a souligné la dimension très personnelle de ce texte qui, à partir d’une approche très simple et proche de l’expérience humaine, développe une réflexion qui s’approfondit et intègre les approches philosophiques, politiques, historiques…

Il a appelé les communautés chrétiennes à lire ce texte. "Elles pourraient être pour cela accompagnées par des pédagogues pour une lecture accessible à tous".

Il a évoqué la possibilité d’en faire une lecture "professionnelle" : "Les éducateurs, par exemple, pourraient travailler sur la partie traitant de l’aspiration de l’homme au bonheur comme élément de pédagogie".

Interrogé sur la manière pour les catholiques d’être signes d’espérance dans la société française, il a évoqué la figure et l’histoire d’Edith Stein. "Etre chrétien, c’est se tenir debout devant Dieu, devant la vie en acceptant les épreuves, les accidents, la mort. Si nous vivons de l’amour, rien de tout cela ne pourra nous détruire. Nous ne sommes pas anéantis car nous savons en quoi nous avons mis notre espérance".

Par Thib
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