Notre Vie

Mercredi 18 avril 2007

Lorsque des Témoins de Jéhovah frappent à notre porte, il faut bien sûr respecter les personnes. Mais il faut savoir aussi rester ferme et objecter à l'erreur.

Le règlement interne des Témoins de Jéhovah, fondés en 1878 aux États-Unis, les oblige à démarcher autour d'eux en frappant aux portes des domiciles, dans un but de prosélytisme. Ils sont formés à une certaine dialectique pour attirer la sympathie et convaincre. Ils peuvent d'ailleurs se présenter en compagnie d'un enfant pour pénétrer plus facilement dans les foyers.

Mais avec eux le dialogue est difficile, voire impossible, le plus souvent stérile. Ne cherchez donc pas à discuter avec eux ou à rejeter leurs erreurs et ne vous en culpabilisez pas. Il y a d’autres moyens de « rendre compte de l’Espérance qui est en nous » (1 P 3, 15)

Le premier conseil que l'on peut donner à ceux qui s'interrogent sur la meilleure attitude à tenir en face des Témoins de Jéhovah est donc de manifester fermement que l'on n'est pas intéressé par leur propagande zélée et sectaire. Si vous n'agissez pas avec une attitude claire, les Témoins de Jéhovah reviendront à la charge, non pas pour dialoguer avec vous, mais pour vous entraîner avec eux. Le mieux est donc de ne pas les laisser entrer chez vous ni d'accepter leur littérature.

L'approche de la Bible des Témoins de Jéhovah ne correspond pas à la nôtre. Elle ne respecte pas le genre littéraire de chaque livre de la Bible et ne tient compte ni du contexte historique ni de la pensée des auteurs. Ils croient en un Dieu unique qu'ils nomment "Jéhovah" et reprochent aux chrétiens d'être infidèles au nom de Dieu dans la Bible. Or cette appellation (qui n'apparaît en Israël qu'à partir du VIII° siècle ap. J.-C.) ne date en Occident que du XVIe siècle. Cette appellation est obtenue en ajoutant les quatre voyelles du nom "Adonai" au Nom divin révélé à Moïse, YHVH, ce qui donne "Jahovah" ou "Jéhovah".

Les Témoins de Jéhovah parlent beaucoup de "la fin des temps" qui, selon eux, arrivera bientôt. Leurs grands maîtres, Russell, Rutherford, Knorr, ont prophétisé à tort que la fin du monde surviendrait en 1874, puis en 1914, en 1918, en 1925, en 1975, etc. Ils oublient que Jésus a annoncé que nous ne pouvions savoir "ni le jour ni l'heure" (Mc 13, 32 ou 2 Th. 2, 1). Les Témoins de Jéhovah interprètent ainsi faussement l'annonce symbolique de la lutte entre le Mal et le Bien. Ils prennent également à la lettre le nombre 144 000 (qui symbolise une grande multitude) pour limiter le nombre des élus.

Quant à leur prédication sur la domination de ce monde par Satan, il s'agit d'une vision fondamentalement pessimiste et aux antipodes de la foi chrétienne qui invite, au contraire, à se faire serviteur de ce monde pour le guérir et le transformer par l'amour, dans la justice et la paix..

Abbé Paul Préaux
Par Thib
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 22 avril 2007
La résurrection de Jésus et la réincarnation

 

Un certain nombre de chrétiens pensent et disent qu’il est possible d’être chrétiens en adoptant la croyance à la réincarnation. Qu’en est-il? La réponse à cette question, nous la trouvons en Celui que nous célébrons au temps pascal: Jésus mort et ressuscité.

La réincarnation est la doctrine selon laquelle les hommes, à leur mort, continuent de vivre en d'autres hommes, et même, selon certains courants, dans des animaux, des végétaux ou des minéraux.

Il faut le dire clairement: entre la résurrection de Jésus et la réincarnation, il y a une totale incompatibilité. Un des critères sûrs pour reconnaître si un groupe est authentiquement chrétien est de savoir s'il adhère ou non à la réincarnation. S'il y adhère, ce groupe ne peut pas être dit chrétien. Car le coeur de la foi chrétienne est la résurrection de Jésus, qui n'a rien à voir avec la réincarnation.

La résurrection de Jésus n'a pas été un retour à sa vie d'avant sa mort. Elle n'a pas été une réanimation comme ce fut le cas pour Lazare, qui dut ensuite mourir à nouveau. Elle n'a pas été non plus une réincarnation. Jésus n'a pas recommencé à vivre dans un autre être appelé lui aussi à mourir. Jésus ressuscité ne meurt plus. Sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir (Rm 6, 9). Or la réincarnation n'est pas une victoire sur la mort. Elle est une suite ininterrompue de vies sur lesquelles la mort est sans cesse victorieuse. La Vie de Jésus ressuscité est la Vie en Dieu, la Vie éternelle, et non la vie d'un autre être mortel dans lequel il se serait réincarné.

Dans cette Vie qui ne peut plus mourir, Jésus est entré avec son corps. La réincarnation fait du corps une sorte de vêtement qu'on peut quitter pour prendre celui d'un autre être. Elle établit une coupure entre l'âme et le corps. Elle comporte en définitive un grand mépris pour le corps. Tout se passe comme si le corps ne faisait pas vraiment partie de notre personne. Jésus n'a pas laissé son corps dans le tombeau pour revêtir le corps d'un autre être. Il est entré dans la Vie de Dieu avec son corps, celui avec lequel il est né de la Vierge Marie, a vécu en Palestine, a souffert, est mort sur la croix. Il garde dans son corps ressuscité les plaies de sa passion et de sa crucifixion.

En un temps où le corps humain est à la fois idolâtré et méprisé, où l'on fait tout pour l'entretenir et où on le tue de plus en plus, y compris par l'avortement, où certains le gavent tandis que d'autres meurent de faim, où on va de plus en plus vers des pratiques eugéniques tandis que sont marginalisés les laissés pour compte de notre société, la résurrection de Jésus manifeste envers et contre tout que l'homme tout entier est un être dont on n'a pas le droit de faire ce qu'on veut.

 

Don Vincent Clavery, Curé

Par Thib
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 19 mai 2007

La route de la vie

 

Au début, je voyais Dieu comme mon observateur, mon juge, comptant toutes les choses que j'avais mal faites, pour qu'Il puisse savoir si j'avais mérité le Ciel ou l'enfer quand je mourrai.

Mais plus tard, quand j'ai rencontré Jésus, il me sembla que ma vie était plutôt comme une balade en vélo, mais c'est un vélo-tandem, et j'ai remarqué que Jésus-Christ était à l'arrière m'aidant à pédaler.

Je ne sais plus juste quand Il me suggéra que nous changions de places, mais la vie n'a jamais été la même depuis. Quand j'avais le contrôle, je connaissais le chemin. C'était plutôt ennuyeux, mais prévisible...

C'était le chemin le plus court entre 2 points.

Mais quand Il prit le guidon, Il connaissait de beaux et longs détours, par des montagnes, des endroits rocheux à des vitesses à se casser le cou, tout ce que je pouvais faire était de m'accrocher ! Même si ça semblait être folie, Il me disait :"Pédale !"

Je m'inquiétais et étais anxieux et demandais : "où m'emmènes-tu?" Il riait et ne répondait pas, et je commençais à apprendre la confiance.

J'oubliai ma vie ennuyeuse et entrai dans l'aventure. Et quand je dirais, "j'ai peur", Il se pencherait derrière pour toucher ma main.

Il m'amena à des gens pour donner ce dont j'avais besoin, des cadeaux de guérison, acceptation et joie. Ils m'offrirent des cadeaux à emporter pour mon voyage, celui de mon Seigneur et le mien.

Et nous étions sur la route de nouveau. Il disait : "donne ces cadeaux ; ils sont des bagages en trop, trop de poids". Alors je les donnais aux personnes que nous rencontrions, et je découvrais qu'en donnant je recevais, et toujours notre fardeau était léger.

Au début, je ne Lui faisais pas confiance pour le contrôle de ma vie. Je pensais qu'Il allait me mener à un accident ; mais Il connaît les secrets du vélo, sait comment l'incliner pour prendre des virages difficiles, sait comment le faire sauter pour éviter des rochers, sait comment aborder des passages effrayants.

Et j'apprends à me taire et à pédaler dans les endroits les plus étranges, et je commence à apprécier la vue et l'air frais sur mon visage avec mon agréable compagnon de tout instant, Jésus-Christ.

Et quand je suis certain que je ne peux plus continuer, Il sourit seulement et dit : "Pédale"...

 

Par Thib
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 octobre 2007

Faut il être conscient du sacrement pour recevoir le baptême ? N’est ce pas porter atteinte à la liberté de l’enfant que de demander pour lui le baptême ? De risquer que dès l’âge adulte, il se fasse « débaptiser » si il n’adhère plus à la foi catholique ? Autant de questions qui se posent pour beaucoup aujourd’hui face au baptême des petits enfants.

 

"Laissez les petits enfants venir à moi, dit le Christ, ne les empêchez pas, car c’est à leur pareils qu’appartient le Royaume de Dieu" (Marc 10,14). Ce passage de l’Evangile (qui figurait probablement dans les premières formules du baptême), montre combien les petits enfants -à qui appartient le Royaume des Cieux- sont les plus aptes à recevoir le baptême, cette nouvelle naissance, l’entrée dans le Royaume des Cieux. Tout comme son Seigneur, l’Eglise accueille ainsi les tout petits et demande aux parents de faire baptiser leurs enfants "dans les premières semaines" ou les premiers mois. De fait, dès les premiers temps de l’Eglise ont lieu des baptêmes d’enfants. Ils font très vite partie de la Tradition de l’Eglise.

 

 

 

Mais pourquoi un tel désir de l’Eglise ?

 

Baptiser un petit enfant c’est d’abord manifester l’amour prévenant de Dieu pour tout homme quel qu’il soit. Dieu n’attend pas en effet que l’homme ait quelque mérite pour l’aimer gratuitement. Le nouveau-né ne peut pas étaler ses qualités, sa foi, ou ses bonnes actions... Il est accueilli comme enfant de Dieu seulement par la grâce et à cause de l’amour premier de Dieu, son Créateur. C’est pourquoi rien ne manifeste mieux la gratuité du salut que le baptême des tout-petits. Le pape Jean-Paul II le rappellait ainsi :

 

"Le baptême des petits enfants révèle l’amour universel de Dieu. L’Eglise confesse en effet que Dieu aime tous les hommes, quel que soit leur âge (...) Elle proclame en outre que l’amour de Dieu est un amour prévenant et gratuit : le Seigneur aime l’homme avant même que celui-ci n’ait conscience de cet amour, un peu comme il en est pour les parents à l’égard de l’enfant qu’ils mettent au monde. Tout être humain a de la valeur, avant même d’avoir accompli quoi que ce soit, parce qu’il est une personne, appelée par Dieu au Royaume de son Fils.

 

Il n’y a pas plus de mérite à être baptisé à tel âge plutôt qu’à tel autre et contrairement à ce que l’on entend dire parfois, il n’y a pas "plus de mérite" à être baptisé à l’âge adulte. Le baptême n’est pas une question de mérite mais de grâce. Or cette grâce de Dieu est magnifiquement manifestée dans le baptême des tout-petits.

 

Pour un certain nombre de personnes aujourd’hui, baptiser un enfant bébé, c’est porter atteinte à sa liberté. Mieux vaudrait, dit-on, ne donner le sacrement qu’à l’âge où l’engagement libre et conscient est devenu possible. Pour éviter en particulier que des chrétiens baptisés en bas âge deviennent infidèles par la suite aux promesses de leur baptême. Certains parents préfèrent ainsi laisser le choix à leur enfant.

 

D’autres disent que baptiser un enfant n’est pas une atteinte à sa liberté, pas plus que lui donner naissance humaine et l’éduquer a ses valeurs.

 

 

 

Alors que répondre à cela ?

 

D’une part, la liberté n’est pas l’absence de tout conditionnement. Il faut certaines conditions -mises en place par les choix que les parents font pendant un temps pour leur enfant- pour que celui-ci forge sa personnalité et puisse faire l’exercice de sa liberté.

 

Mais surtout loin de brimer la liberté, le baptême est considéré dans l’Eglise comme la source de toute liberté véritable. Dans la Bible, cette vérité fondamentale est illustrée par la traversée de la Mer Rouge et la libération du peuple d’Israël qui annonce la libération opérée par le baptême Tant que l’on n’est pas baptisé, on demeure captif du péché et de Satan comme les Hébreux étaient captifs de Pharaon avant de franchir la mer Rouge. L’entrée dans la vie chrétienne loin d’être une contrainte, est l’accès à la "sainte liberté des enfants de Dieu" (cf. Romains 8). St Paul rappelle ainsi que "C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés" (Galates 5,1).

 

Les petits enfants, autant que tous les hommes, ont besoin de recevoir le baptême pour être sauvés car en tant qu’être humains, ils sont marqués par le péché originel. "Naissant avec une nature humaine [...] entachée par le péché originel, les enfants eux aussi ont besoin de la nouvelle naissance dans le Baptême afin d’être libérés du pouvoir des ténèbres et d’être transférés dans le domaine de la liberté des enfants de Dieu, à laquelle tous les hommes sont appelés.

 

L’Eglise s’appuie aussi sur ces paroles du Seigneur « "Nul s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit ne peut entrer dans le Royaume de Dieu" (Jn 3,5) pour affirmer que les petits enfants ne doivent pas être privés du baptême. Ces paroles ont en effet une forme si générale et si absolue que l’Eglise les a retenues pour établir la nécessité du baptême en particulier pour les petits enfants : pour eux aussi, ce sacrement est l’entrée dans le Peuple de Dieu et la porte du salut personnel. Ainsi l’Eglise montre qu’elle ne connaît pas d’autre moyen que le baptême pour assurer aux petits enfants l’entrée dans la béatitude éternelle ; c’est pourquoi elle se garde de négliger la mission qu’elle a reçue du Seigneur de faire ’renaître de l’eau et de l’Esprit’ tous ceux qui peuvent être baptisés.

 

En conséquence elle est pleine d’assurance pour le salut des enfants baptisés, morts en bas âge. Quant aux petits enfants décédés sans avoir reçu le baptême, l’Eglise les confie à la miséricorde infinie de Dieu.

 
 

C’est pourquoi si on considère que le baptême est le fondement de l’existence chrétienne pourquoi tarder à entrer dans cette existence et priver l’enfant de cette vie chrétienne avant qu’il ait l’âge de choisir ?

Par Thib
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 16 janvier 2008
On nous demande souvent ce qu'il faut penser en tant que chrétien des magnétiseurs, cartomanciennes, thèmes astraux... Durant plusieurs numéros de Notre Vie, nous essayerons d'y répondre en reprenant un article du Père Auzenet (Sarthe).
 
 
1. Un chrétien peut-il avoir recours aux pratiques occultes ?
1.1 Qu’est-ce donc que l’occultisme ?
L'occultisme se présente comme
- une recherche de connaissance portant sur l'avenir, l'inconnu, ou l'au-delà, par des moyens non scientifiques, et souvent magiques, en vue d’une main - mise sur le destin ;
- une recherche de puissance magique pour agir contre la maladie ou un mal, ou bien pour faire du mal à d'autres.
Le domaine de l’occultisme comprend
* La divination: cartomancie, chiromancie, radiesthésie (psychique, spirite), astrologie .
* Le spiritisme, la médiumnité, la recherche de contact avec les morts, ou les esprits.
* Certains aspects de la parapsychologie (clairvoyance, précognition, psychokinésie).
* La magie blanche, les guérisseurs : conjuration magique des maladies, magnétisme guérisseur.
* La magie noire, le satanisme.
Le mot "occulte" vient du latin "occultus" dont le sens est: caché, dissimulé, mystérieux, secret… On appelle "sciences occultes" des "doctrines et pratiques secrètes qui font intervenir des forces qui ne sont reconnues ni par la science, ni par la religion, et requérant une initiation" (Dict. Petit Robert). L'occultisme prétend nous faire connaître ce que la science authentique ne peut atteindre, et ce que la révélation divine laisse dans l'ombre. Il conduit à entrer en connivence avec des forces cachées, sans se soucier de savoir si ces forces ne sont pas mauvaises.

1.2 Quels sont les deux moyens essentiels utilisés dans l'occultisme ?
* LA MAGIE. La magie blanche consiste à invoquer Dieu, la Trinité, les Saints, et à prétendre s'approprier la puissance divine. La magie noire consiste à invoquer Satan, pour demander ce qui semble un bien pour soi, ou pour faire du mal à d'autres.
Les pratiques magiques recherchent la guérison, la préservation de difficultés, la puissance, la réussite… Le rite magique est souvent composé d'une invocation, d'une formule, et éventuellement d'un geste symbolique.
À la lumière de la Bible, toute magie est une "abomination". Évidemment, prétendre asservir la puissance divine à ses fins personnelles est une illusion. La puissance ainsi mise en oeuvre, quel que soit le type de magie, ne vient jamais de Dieu.
* LES CAPACITÉS "MÉDIUMNIQUES", permettent un accès au subconscient et même à l'inconscient des personnes, et donc une manipulation du psychisme des autres. L’apparition des capacités médiumniques provient souvent de démarches occultes magiques antécédentes, subies ou recherchées, par soi-même ou dans la famille proche. Il est vrai que certaines personnes semblent être « nées comme ça ». Encore faudrait il vérifier s’il n’y avait pas de pratiques occultes chez leurs parents, grands parents, arrières grands parents, ce qui est souvent le cas…
 
1.3 Le chrétien peut-il utiliser l'occultisme ?
Non. Utiliser les puissances occultes est directement contraire à l'attitude de foi aimante et confiante en Jésus et en Dieu Père, et finit par en détourner. Voici quelques attitudes directement contraires à cet abandon confiant à l’amour de Dieu :
- la réduction de la prière à une invocation d'une efficacité immédiate,
- l'automatisme du soulagement organique obtenu,
- la recherche d'une efficacité à tout prix pour contrer une difficulté,
- le désir de savoir à l'avance…
- le refus d’assumer la souffrance en union avec la croix de Jésus.
- le fait de vouloir se rendre totalement maître de son destin, de sa vie, de son avenir,
- le fait de se mettre naïvement à disposition de forces dont on ignore la provenance.
Le chrétien doit éviter de demander les services de personnes ayant des pouvoirs occultes. Il doit aussi chercher les raisons qui l'amènent à ne pas prendre ses responsabilités humaines et chrétiennes, pour s’en remettre à des gens pratiquant l’occultisme. Par ailleurs, le chrétien doit être au clair sur la nature des forces mises en oeuvre : elles ne viennent jamais du Dieu de Jésus-Christ.

1.4 Voici ce qu’on lit dans la Bible
Deux textes majeurs :
"Lorsque tu seras entré dans le pays que Yahvé ton Dieu te donne, tu n'apprendras pas à commettre les mêmes abominations que ces nations-là. On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use des charmes, qui interroge les spectres ou les esprits, qui invoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé ton Dieu, et c'est à cause de ces abominations que Yahvé ton Dieu chasse ces nations devant toi. Tu seras parfaitement fidèle à Yahvé ton Dieu" (Deutéronome 18,10-15).
"Ce n'est pas en me disant: "Seigneur, Seigneur", qu'on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c'est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là: "Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé? en ton nom que nous avons chassé les démons? en ton nom que nous avons fait bien des miracles?". Alors je leur dirai en face: "Jamais je ne vous ai connus; écartez-vous de moi vous qui commettez l'iniquité" (Mt 7,21-23).
D'autres textes : Exode 22,17; Lévitique 20,6.27; Lévitique 19,31; 1 Samuel 28,3-5 ; Actes 16,16-18 ; Actes 19,19-20.

1.5 Voici ce qu’en dit le Catéchisme de l'Église catholique…
"Dieu peut révéler l'avenir à ses prophètes ou à d'autres saints. Cependant l'attitude chrétienne juste consiste à s'en remettre avec confiance entre les mains de la Providence pour ce qui concerne le futur et à abandonner toute curiosité malsaine à ce propos. L'imprévoyance peut constituer un manque de responsabilité.
Toutes les formes de divination sont à rejeter: recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou d'autres pratiques supposées à tort "dévoiler" l'avenir. La consultation des horoscopes, l'astrologie, la chiromancie, l'interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l'histoire et finalement sur les hommes en même temps qu'un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l'honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul.
Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie, par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain - fût-ce pour lui procurer la santé, sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quand elles s'accompagnent d'une intention de nuire à autrui et qu'elles recourent à l'intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l'Église avertit-elle les fidèles de s'en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni l'invocation des puissances mauvaises, ni l'exploitation de la crédulité d'autrui" (n° 2115-2118).

1.6 Les pratiques occultes peuvent avoir des effets nocifs graves
Chez quelqu’un qui pratique l’occultisme, on peut trouver les symptômes suivants. Mais ces symptômes ne signifient pas à eux tous seuls que la personne s’adonne à ces pratiques. D’autres causes, médicales ou psychiatriques, peuvent en être à l’origine.
* Au plan PSYCHIQUE:
- le caractère : insensibilité, égoïsme, isolement sur soi ;
- les passions: humeur querelleuse et colérique, sexualité exacerbée et anormale, tendance aux actes de violence et au crime ;
- les troubles psychologiques et psychiques: "dépendance" de plus en plus grande, fuite des responsabilités concrètes, mélancolie, obsession, idées de suicide, crises d'angoisse.
* Et surtout s’ils sont associés, au plan SPIRITUEL, à:
- la disparition de la prière et de la pratique sacramentelle ;
- l’incrédulité vis-à-vis de la Parole de Dieu et de l'Église ;
- l’agnosticisme ou athéisme déclarés et endurcis ;
- les pensées blasphématoires…
L'atteinte occulte ou "lien" occulte (un secteur de notre liberté intérieure est lié, parasité) comporte bien des degrés différents. Cela dépend de la fréquence et de l'intensité avec laquelle on se plonge dans ce milieu; du pouvoir réel mis en oeuvre ; de la distinction entre le fait qu'on est demandeur ou bien pratiquant effectif. Il faut éviter de tomber dans deux extrêmes: soit crier à la possession démoniaque, soit minimiser totalement l'effet destructeur des pratiques occultes sur l'équilibre psychique et spirituel.
(à suivre : comment en sortir?)
 
Par Thib
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Contact Paroisse

Comment contacter votre paroisse?

Presbytère de CELLETTES :
22, rue de l'église 41120 Cellettes
Tel : 02-54-70-47-20
Fax : 02-54-70-39-21
@ : presbytere-cellettes-41[a]orange.fr
(remplacer [a] par @)
Secrétariat ouvert  :
Lundi, vendredi et samedi : 9h à 12h
Mardi et Mercredi : 9h à 12h et  15h à 18h30

Presbytère des MONTILS :
5, place de l'église 41120 LesMontils 02-54-44-01-24

Presbytère de CONTRES :
3, rue de la gare 41700 Contres 02-54-79-50-72
Permanence le vendredi de 15h00 à 18h00 

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés