Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection..
Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection..
Saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars
Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche ! Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette année encore cette célébration aura lieu.
Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.
C'est vraiment bien de savoir, qu'au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi.
Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j'ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent de rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s'amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.
Je me souviens que l'année dernière il y avait un grand banquet à mon honneur.
La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale. Mais vous savez quoi ? Je n'étais pas invité... J'étais en théorie l'invité d'honneur mais personne ne s'est rappelé de moi et ils ne m'ont pas envoyé d'invitation.
La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m'a laissé dehors, et ils m'ont fermé la porte à la figure...et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table.
En réalité, je n'étais pas surpris de cela car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.
Comme je n'étais pas invité, j'ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j'ai observé : tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d'une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : "ho ho ho! " Il s'est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant "père Noël! père Noël!" comme si la fête était en son honneur!
A minuit, tout le monde a commencé à s'embrasser; j'ai ouvert mes bras et j'ai attendu que quelqu'un vienne me serrer dans ses bras et...vous savez quoi... personne n'est venu à moi.
Soudain ils se sont tous mis à s'échanger des cadeaux. Ils les ont ouverts un par un, en grande excitation.
Quand tout a été déballé, j'ai regardé pour voir si, peut être, un cadeau était resté pour moi. Qu'auriez vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s'échangeait des cadeaux et que vous n'en receviez aucun ?
J'ai enfin compris que je n'étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement. Tous les ans ça s'empire.
Les gens se rappellent seulement de ce qu'ils boivent et mangent, des cadeaux qu'ils ont reçu et plus personne ne pense à moi.
J'aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie.
J'aurais souhaité que vous vous rappeliez qu'il y a un peu plus de 2000 ans, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver.
Tous les prophètes, ainsi que la loi, ont parlé jusqu’à Jean, a déclaré un jour Jésus. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c’est lui» (Mt 11,14). Jean Baptiste occupe une place unique dans l’histoire du salut. À l’extrême pointe de la lignée des prophètes, à la jonction entre les deux alliances, il est ce nouvel Élie annoncé par Malachie (Ml 3,23), «préparé pour la fin des temps» (Si 48,10), et qui précède l’apparition du Royaume de Dieu. Après tant de lointains précurseurs du Messie qui ont jalonné le long Avent de l’histoire d’Israël, il est celui qui précède immédiatement la venue du Seigneur et en qui l’humanité le rencontre.
Et c’est justement cette grande figure de Jean Baptiste que la liturgie nous invite à contempler dans les jours qui précèdent la Nativité du Seigneur. Celui qui a précédé Jésus dans sa vie terrestre et dans son ministère prépare chaque année l’Église à la venue du Sauveur. Il y a un perpétuel Avent du Christ et «jusqu’à aujourd’hui l’esprit et la vertu de Jean précèdent l’Avent du Seigneur Sauveur» (Origène).
La voix de celui qui crie dans le désert
Le prophète Isaïe avait annoncé que la venue de Dieu serait préparée par un messager (Is 40,3). Et voilà que des siècles plus tard «la Parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert [...]. Et il vint proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, comme il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur» (Lc 3,2-4). Après une longue attente dans le silence de tout ce qui n’est pas Dieu, le dernier et le plus grand des prophètes livre un ultime message de conversion. Il porte en lui comme le symbole de toutes ces voix» qui l’ont précédé (saint Bernard), mais il les dépasse infiniment (Lc 7,26). Car Jean Baptiste prépare les cœurs à accueillir la Bonne Nouvelle (Lc 3,18), l’Évangile de la grâce de Dieu. Sa vocation bienheureuse est, et sera toujours, d’annoncer le salut et la rémission des péchés aux prisonniers des ténèbres et de la mort (Lc 1,79), de proclamer que l’amour de Dieu qui est un feu dévorant (Lc 3,17) sera le plus fort.
La lampe qui brûle et qui éclaire
Les anciens prophètes avaient entrevu de loin (Cf. Nb 24,17) la clarté du jour du Seigneur. Jean Baptiste, lui, vit déjà dans la lumière du Christ ; rempli d’Esprit Saint dès le sein de sa mère (Lc 1,41), il ne vit que de cette lumière. Et lorsque paraît Jésus, l’Esprit qui veille en lui rend témoignage à son esprit : «Au milieu de vous se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas» (Jn 1,26). Jean rend témoignage à la lumière (Jn 1,7), il est le feu qui éclaire pour Israël le visage encore obscur du Christ. Il est «la lampe qui brûle et qui éclaire» (Jn 5,35) pour que nous puissions raviver un instant à sa lumière la vive flamme de notre espérance. Jusqu’à ce que, Soleil levant, lumière d’en haut, le Seigneur vienne nous visiter (Lc 1,78).
Son nom est Jean
Les prêtres de votre paroisse vous souhaitent une bonne et sainte année liturgique et demandent au Seigneur que vous puissiez grandir dans son amour.
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